Charges au prorata des jours : quand c'est juste
Répartir les charges au prorata des jours d'occupation en colocation : math, exemples chiffrés, cas Erasmus, cadre art. 23 loi 89-462, approche hybride.
Répartir les charges au prorata des jours d’occupation consiste à imputer à chaque colocataire une part proportionnelle au nombre de jours où il a effectivement occupé le logement sur la période facturée. La méthode s’applique en priorité aux charges de consommation — électricité, gaz, eau — quand un colocataire présente une présence sensiblement différente des autres : Erasmus, stage, mobilité, télétravail délocalisé.
La répartition au prorata des jours d’occupation consiste à imputer à chaque colocataire une part proportionnelle au nombre de jours où il a effectivement occupé le logement sur la période facturée. Mathématiquement : quote-part = total × (jours occupés par X) ÷ (somme des jours-personne). C’est une des quatre méthodes de répartition possibles entre colocataires, à utiliser en priorité pour les charges de consommation (électricité, gaz, eau) quand un colocataire a une présence sensiblement différente des autres : stages, mobilité, télétravail délocalisé, voyageur fréquent.
Dans cet article : quand la méthode jours est pertinente et quand elle ne l’est pas, comment suivre la présence sans usine à gaz, le calcul exact avec exemples chiffrés sur 480 €, le cas nouvel arrivant en milieu de mois, l’approche hybride qui combine jours et parts égales selon le type de charge, les erreurs classiques, et le cadre juridique français (art. 23 loi 89-462). Vue d’ensemble des quatre méthodes : Diviser les charges entre colocataires : 4 méthodes.
Quand la méthode jours est la bonne — et quand elle ne l’est pas
La règle simple : plus la charge dépend d’une consommation réelle, plus le prorata des jours est pertinent. Plus elle est fixe et indépendante de la présence, moins il l’est.
| Type de charge | Jours pertinent ? | Méthode plus juste |
|---|---|---|
| Électricité (chauffage + appareils) | Oui | Jours |
| Gaz (cuisson + ECS) | Oui | Jours |
| Eau de consommation | Oui | Jours |
| Internet / box | Non | Parts égales |
| Copropriété récupérable (entretien) | Non | m² ou parts égales |
| Chauffage collectif sans compteur individuel | Mixte | m² (espace) + jours (présence) |
| Taxe d’ordures ménagères récupérable | Non | Parts égales |
La méthode jours marche bien dans cinq configurations typiques de colocation française :
- Forte rotation. Tu loues à des étudiants ou à des jeunes actifs qui entrent et sortent souvent. Faire les comptes par jour évite les disputes de fin de bail.
- Erasmus et mobilité internationale. Un coloc parti 3 semaines à l’étranger ne devrait pas payer le même chauffage que celui resté toute la période.
- Stages et alternance. L’alternant est absent une semaine sur deux ; sa consommation réelle est environ la moitié de celle d’un coloc présent en continu.
- Voyageurs fréquents. Commercial qui dort à l’hôtel deux semaines sur quatre, consultant en mission, journaliste en reportage.
- Télétravailleurs week-end ailleurs. Coloc qui rentre chez ses parents tous les vendredis et revient le lundi soir — il occupe le logement environ 4 jours sur 7.
À l’inverse, la méthode jours ne sert à rien dans deux cas :
- Baux longs et stables. Trois colocs qui vivent ensemble depuis 18 mois sans absences notables : la méthode jours produira des résultats quasi identiques aux parts égales, avec un effort de suivi inutile.
- Charges à part fixe dominantes. Si ton total de charges est composé à 80 % d’abonnements (internet, copropriété, taxe d’ordures), le prorata des jours sur les 20 % restants ne change presque rien au résultat final.
Le cadre juridique français en deux niveaux
Avant de découper en jours-personne, il faut séparer ce que tu factures comme bailleur et ce que les colocataires se répartissent entre eux. Ce sont deux régimes différents.
Au niveau bailleur-locataire, l’article 23 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 définit les charges récupérables : sommes accessoires au loyer principal, exigibles sur justification, dont la liste limitative est fixée par le décret n° 87-713 du 26 août 1987. Ce que tu factures comme bailleur, c’est :
- soit une provision sur charges mensuelle, avec régularisation annuelle obligatoire sur justificatifs (relevés, factures, décompte par nature) — le décompte doit être tenu à la disposition du locataire pendant 6 mois ;
- soit, en bail mobilité uniquement, un forfait charges versé avec le loyer (art. 25-18 loi 89-462), définitif, sans régularisation possible.
À ne pas confondre : l’art. 23-1 loi 89-462 vise la contribution du locataire au partage des économies d’énergie post-travaux — c’est un dispositif totalement différent. Pour les provisions et la régularisation, c’est art. 23, pas 23-1.
Au niveau interne entre colocataires, c’est l’article 8-1 de la loi 89-462 qui formalise la colocation comme “location d’un même logement par plusieurs locataires, constituant leur résidence principale”, soit par bail unique (avec ou sans clause de solidarité), soit par baux individuels. Dans les deux cas, la méthode de répartition interne (parts égales, m², jours d’occupation, personnalisée) est un accord privé entre colocataires qui ne lie pas le bailleur. Tu peux la fixer dans le règlement intérieur du logement, dans une annexe au bail, ou dans un avenant écrit signé par tous.
Si tu loues une chambre meublée à un seul locataire avec accès aux parties communes (configuration “location à la chambre”), la question de la répartition interne ne se pose pas : tu factures un forfait ou des provisions à ce locataire, et la liste limitative du décret 87-713 s’applique de la même manière (voir : Louer une chambre en France : règles et fiscalité).
Comment suivre la présence sans usine à gaz
La méthode jours suppose un suivi : qui était là, combien de jours, sur la période facturée. Trois approches pratiques, par ordre de robustesse croissante :
- Confiance déclarative. Chacun déclare ses jours d’absence à la fin de la période. Marche dans les colocations stables et confiantes ; casse à la première dispute parce qu’il n’y a pas de trace.
- Calendrier partagé. Un Google Agenda ou un tableau partagé où chaque coloc note ses absences au fur et à mesure (vacances, déplacements, week-ends ailleurs). Effort minimal, traçabilité correcte.
- App de gestion. Tu marques les arrivées et les départs au jour le jour, l’app calcule automatiquement les quotes-parts. Effort de saisie initial, calcul automatisé ensuite.
Plinthos divise les factures avec quatre méthodes (à parts égales, au m², au prorata des jours, personnalisée). Tu marques les jours d’occupation de chaque coloc dans la fiche chambre, l’app fait le calcul au moment où tu enregistres la facture. Tu n’as pas à reprendre les comptes à la calculatrice — l’historique reste consultable pour la régularisation annuelle, qui est ton obligation art. 23 loi 89-462 si tu factures par provisions.
Quelle que soit la méthode de suivi, deux règles écrites sont indispensables pour éviter les conflits :
- À partir de combien de jours d’absence on décompte. Une nuit d’absence ne compte pas en pratique (sinon tu deviens fou). Beaucoup de colocs prennent le seuil de “3 nuits consécutives ailleurs”. Écris-le.
- Le jour d’arrivée et le jour de départ comptent-ils ? Convention courante : le jour d’arrivée compte, le jour de départ ne compte pas (ou l’inverse — l’important est de choisir et de s’y tenir). Évite le double comptage entre coloc sortant et coloc entrant.
La math exacte avec exemples chiffrés
Le calcul tient en une formule : quote-part de X = total × (jours occupés par X) ÷ (somme des jours-personne).
La somme des jours-personne est la somme de tous les jours occupés par tous les colocataires. Si trois colocs sont présents 30 jours chacun, la somme est 90. Si un coloc est absent 10 jours, sa contribution est 20 et la somme totale devient 80.
Cas 1 — Tous présents toute la période (sanity check)
Facture EDF : 480 € sur 30 jours, trois colocataires tous présents.
- Jours-personne A : 30. Jours-personne B : 30. Jours-personne C : 30. Somme : 90.
- Quote-part A = 480 × 30 ÷ 90 = 160 €. Pareil pour B et C.
Résultat identique aux parts égales — c’est normal, c’est le sanity check.
Cas 2 — Un coloc parti 10 jours
Même facture 480 € sur 30 jours. Coloc C est parti en Erasmus 10 jours.
- Jours-personne A : 30. Jours-personne B : 30. Jours-personne C : 20. Somme : 80.
- Quote-part A = 480 × 30 ÷ 80 = 180 €.
- Quote-part B = 480 × 30 ÷ 80 = 180 €.
- Quote-part C = 480 × 20 ÷ 80 = 120 €.
Vérification : 180 + 180 + 120 = 480 €. Le coloc absent économise 40 € par rapport aux parts égales, redistribués entre les deux autres.
Cas 3 — Nouvel arrivant en milieu de mois
Facture gaz 300 € sur 30 jours. A et B sont là toute la période. C est arrivé le 16 du mois (16 jours présent, en comptant le jour d’arrivée).
- Jours-personne A : 30. Jours-personne B : 30. Jours-personne C : 16. Somme : 76.
- Quote-part A = 300 × 30 ÷ 76 = 118,42 €.
- Quote-part B = 300 × 30 ÷ 76 = 118,42 €.
- Quote-part C = 300 × 16 ÷ 76 = 63,16 €.
Vérification : 118,42 + 118,42 + 63,16 = 300 €. Note que le nouvel arrivant paie au prorata de sa présence, pas la moitié de la facture parce qu’il “est venu sur la deuxième moitié du mois” — c’est l’erreur classique à éviter.
Cas 4 — Absences mixtes
Facture eau 90 € sur 30 jours. A présent 30 jours, B parti en stage 7 jours, C parti en vacances 5 jours.
- Jours-personne : 30 + 23 + 25 = 78.
- A : 90 × 30 ÷ 78 = 34,62 €.
- B : 90 × 23 ÷ 78 = 26,54 €.
- C : 90 × 25 ÷ 78 = 28,84 €.
Total : 90,00 €. Ça marche aussi avec plusieurs absences simultanées — la formule ne change pas, elle gère naturellement les superpositions.
L’approche hybride : jours pour la conso, parts égales pour les fixes
C’est l’approche qui marche en pratique pour la plupart des colocations. Tu ne traites pas toutes les charges avec la même méthode : tu sépares par nature.
| Charge | Méthode | Raison |
|---|---|---|
| Électricité | Jours | Dépend de la présence |
| Gaz | Jours | Dépend de la présence |
| Eau | Jours | Dépend de la présence |
| Internet / box | Parts égales | Abonnement fixe, disponible même absent |
| Assurance habitation (récupérable selon contrat) | Parts égales | Couvre le logement, pas les personnes |
| Copropriété récupérable (entretien immeuble) | m² ou parts égales | Lié à l’espace, pas à la présence |
| Taxe d’ordures ménagères récupérable | Parts égales | Fixée par foyer |
Exemple complet sur un mois où le coloc C est parti 10 jours sur 30 :
- EDF 240 € → jours. Jours-personne : 30 + 30 + 20 = 80. A = 240 × 30 ÷ 80 = 90 €, B = 90 €, C = 240 × 20 ÷ 80 = 60 €.
- Eau 60 € → jours. Mêmes jours-personne. A = 22,50 €, B = 22,50 €, C = 15 €.
- Internet 30 € → parts égales. A = 10 €, B = 10 €, C = 10 €.
- Taxe ordures (récupérable, mensualisée) 15 € → parts égales. A = 5 €, B = 5 €, C = 5 €.
Total par coloc : A=127,50 €, B=127,50 €, C=90 €. Total facture : 345 €. L’écart pour le coloc absent est de 37,50 € — proportionnel à son absence sur les charges de consommation, neutre sur les charges fixes. C’est plus juste que tout traiter de la même manière, et plus simple à expliquer au coloc qui rouspète.
Si tu veux automatiser ce mélange, Plinthos divise les factures avec quatre méthodes sélectionnables charge par charge — tu peux donc appliquer “jours” sur la facture EDF et “parts égales” sur l’internet de la même période, sans refaire le calcul.
Cas particuliers
Coloc qui change de chambre pendant la période. La méthode jours s’en fiche : on regarde la présence dans le logement, pas dans une chambre précise. Si C a déménagé de la petite à la grande chambre au milieu du mois, sa quote-part jours reste calculée sur ses jours totaux d’occupation.
Période à cheval sur deux factures. Si EDF facture du 15 au 14 et que le coloc C arrive le 1er du mois, applique la méthode sur la période de facturation, pas sur le mois civil. Sur la facture du 15/04 au 14/05, C est présent du 1er/05 au 14/05 = 14 jours, A et B 30 jours chacun.
Coloc absent toute la période. Si C n’a pas mis les pieds dans le logement de la période, ses jours-personne sont 0 et sa quote-part jours est 0 €. Attention : il peut quand même devoir payer la quote-part parts égales des charges fixes (internet, copropriété récupérable), même absent — d’où l’intérêt de l’approche hybride par nature de charge.
Régularisation annuelle. Tu factures les provisions au bail et tu régularises sur 12 mois. La méthode jours s’applique à la régularisation comme aux mensualités : tu agrèges les jours-personne sur l’année et tu redistribues l’écart provisions/réel selon la même règle. Souviens-toi : la régularisation est ton obligation art. 23 loi 89-462, le décompte par nature doit être tenu à dispo 6 mois.
Erreurs classiques à éviter
- Tracking rétroactif sans preuve. Tu décides en fin d’année de répartir au prorata des jours alors que personne n’a tenu compte des absences. Tu te retrouves à reconstituer de mémoire, et c’est le conflit garanti. Pose la règle et le suivi avant la première facture, pas après.
- Oublier les jours partiels. Le coloc est arrivé le 15 à 18h, il est parti le 22 à 9h. Ça fait 7 jours ou 8 jours ? Choisis une convention (le jour d’arrivée compte, le jour de départ ne compte pas) et applique-la systématiquement.
- Changer de méthode en cours de bail sans accord. Tu passes des parts égales au prorata des jours parce qu’un coloc rouspète — sans demander aux deux autres. C’est le déclencheur classique des conflits qui finissent en non-paiement. Toute méthode de répartition interne doit être consentie par écrit par tous les colocs concernés.
- Appliquer la méthode jours aux charges fixes. L’internet à 35 € coupé en 80/100/100 jours-personne ne réduit pas le coût pour le coloc absent ; l’opérateur facture pareil quoi qu’il arrive. Garde les fixes en parts égales.
- Confondre art. 23 et art. 23-1 loi 89-462. La régularisation annuelle de tes provisions, c’est art. 23 (alinéas relatifs aux provisions et au délai de mise à disposition du décompte). L’art. 23-1 traite du partage des économies d’énergie après travaux du bailleur — autre sujet.
- Croire que la méthode jours te dispense de la liste limitative. Le décret 87-713 du 26 août 1987 fixe ce qui est récupérable (8 catégories en annexe). Tu peux découper au prorata des jours, au m² ou en parts égales : ce qui n’est pas dans la liste reste à ta charge de bailleur. La prime GLI, par exemple, n’est jamais récupérable, peu importe la méthode.
Procédure pratique en 4 étapes
- Annexe au bail ou règlement intérieur écrit. Tu fixes par écrit la méthode de répartition par nature de charge : “EDF, gaz, eau au prorata des jours d’occupation ; internet, copropriété récupérable, taxe d’ordures à parts égales”. Signé par tous les colocs et par toi.
- Convention de suivi. Tu fixes la convention pratique : jour d’arrivée compte, jour de départ ne compte pas, seuil d’absence à 3 nuits consécutives. Outil de suivi choisi (calendrier partagé, app).
- Saisie au fil de l’eau. Chacun note ses absences dès qu’elles sont décidées. Pas de reconstitution rétroactive.
- Calcul à la facture. Tu reçois la facture, tu somme les jours-personne, tu calcules les quotes-parts, tu envoies à chaque coloc avec le détail. Tu archives le décompte (obligation art. 23 loi 89-462 : justificatifs tenus 6 mois après l’envoi).
Questions fréquentes
Le prorata des jours est-il obligatoire si un coloc part en Erasmus ?
Non. Aucune méthode de répartition n’est imposée par la loi entre colocataires. Si le bail ou le règlement intérieur prévoit “à parts égales”, le coloc parti en Erasmus paie sa part complète sauf accord des autres pour basculer en prorata des jours. La méthode est un choix privé : pour qu’elle change, il faut un accord écrit signé.
Mon bailleur facture en provisions sur charges. La méthode jours s’applique à quoi ?
À la répartition interne entre colocataires, pas à la facturation bailleur-locataire. Le bailleur facture les provisions au groupe (bail unique) ou à chaque coloc (baux individuels) selon ce que prévoit le contrat. La régularisation annuelle obligatoire (art. 23 loi 89-462) se fait sur les justificatifs réels. Les colocs peuvent ensuite redistribuer leur quote-part entre eux selon la méthode jours, m², parts égales ou personnalisée.
Que faire pour le coloc qui refuse de déclarer ses absences ?
Si le règlement intérieur prévoit la méthode jours et qu’un coloc ne joue pas le jeu, il est de facto considéré “présent 100 % de la période” — il paiera donc la quote-part maximale. C’est la convention pratique la plus simple à tenir, et elle pousse naturellement à la déclaration.
Faut-il distinguer les week-ends et les jours de semaine ?
Pas en méthode jours classique : un jour est un jour, peu importe le moment. Si tu veux affiner, tu peux pondérer (un week-end de présence compte 2 jours, par exemple), mais ça complique sans gain réel. Reste sur “1 jour = 1 jour”.
La méthode jours est-elle applicable en bail mobilité ?
Oui, mais avec une nuance : en bail mobilité, le bailleur facture un forfait charges (art. 25-18 loi 89-462) qui ne donne pas lieu à régularisation. Entre colocs de bail mobilité, tu peux répartir ce forfait au prorata des jours, à parts égales ou en fonction des m² — c’est un accord interne. La règle bailleur (forfait définitif) n’est pas affectée par la méthode interne. Voir : Bail mobilité : durée, public, fonctionnement.
Et si toutes les chambres ne sont pas occupées toute l’année ?
Si une chambre reste vide entre deux colocs, ce n’est pas un cas de “prorata des jours entre colocs” — c’est un vide locatif que tu portes comme bailleur (sauf clause de solidarité activable contre le coloc sortant pendant 6 mois, art. 8-1 loi 89-462). Voir : Clause de solidarité en colocation : rédaction et limites.
Le bon réflexe
La méthode au prorata des jours est juste quand la présence varie sensiblement entre colocs et que les charges dépendent de la consommation. Elle est inutilement compliquée quand la coloc est stable et quand les charges sont majoritairement fixes. L’approche qui marche en pratique : séparer par nature, jours pour la conso, parts égales pour les fixes, m² pour ce qui est lié à l’espace. Écris la règle dans une annexe au bail, choisis un outil de suivi simple, applique-la mois après mois.
Côté bailleur, ton obligation reste celle de l’art. 23 loi 89-462 : provisions justifiées, régularisation annuelle, décompte par nature à disposition 6 mois, liste limitative du décret 87-713. Ce que tu fais entre tes colocs au-delà, c’est de l’organisation interne — utile pour la paix de la coloc, sans incidence sur ton régime de récupération.
Les lois citées sont à jour à la date de publication de l’article. Pour les cas spécifiques (régularisation contestée, charges non récupérables facturées par erreur, conflits entre colocataires) consulte un avocat, une ADIL ou une association de propriétaires.
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